CDN et éco-conception

Une bonne pratique souvent citée dans le monde de l’éco-conception est la mise en place d’un CDN. Cette “astuce” est recommandée par la plupart des acteurs référents comme le collectif Green IT ou le guide référent des 115 bonnes pratiques de l’éco-conception web par exemple.

Bien qu’il s’agisse plus d’un aspect technique que de conception design d’un site, j’ai voulu m’intéresser à ce sujet pour comprendre ce qu’est un CDN et pourquoi est-ce une bonne pratique en matière d’éco-conception. Mais également dans quelle mesure la mise en place d’un CDN est-elle intéressante d’un point de vue écologique.

Qu’est-ce qu’un CDN ?

Un CDN est un Content Delivery Network.

Il s’agit d’un service qui copie votre site ou une partie de votre site dans des serveurs du monde entier. 

Pourquoi est-ce utile ?

Si votre site est hébergé en France à Paris et que quelqu’un le visite de Sydney en Australie, soit une distance à vol d’oiseau de 16 950 kms ou 33 900 kms aller-retour, il faudra alors au courant électrique ou au signal lumineux qui envoie les données plus de temps pour faire le trajet du terminal de l’internaute jusqu’au serveur et revenir en sens inverse pour afficher l’information demandée par l’internaute (comparé à un internaute qui serait basé en France ou en Europe).

Et ce trajet est multiplié par le nombre de requêtes générées par l’utilisateur qui se comptent souvent par centaines ou milliers pour un seul visiteur.

Donc plus un utilisateur est loin du serveur, plus le temps de chargement sera long (et l’impact écologique élevé).

En revanche, si un CDN a été mis en place, ce visiteur de Sydney se connectera à la copie du site (hébergée sur le serveur le plus proche de l’utilisateur), réduisant ainsi de manière considérable le temps de trajet à parcourir pour envoyer et recevoir l’information.

Dans quels cas mettre en place un CDN ?

Vous l’aurez compris, le but d’un CDN est de répliquer le contenu d’un site dans de multiples serveurs situés dans des zones géographiques variées afin de permettre aux internautes du monde entier d’accéder rapidement au site.

Mais répliquer le contenu d’un site sur d’autres serveurs implique de stocker plus d’information et de faire fonctionner plusieurs serveurs. On peut donc se demander si l’économie d’énergie réalisée en raccourcissant le trajet parcouru entre le serveur et le terminal de l’utilisateur est suffisamment importante par rapport à l’énergie supplémentaire consommée par les x serveurs additionnels que l’on fait fonctionner.

Malheureusement, je n’ai pas la réponse à cette question. En tout cas, pas de repère précis, pas de point de bascule à partir duquel mettre en place un CDN devient plus écologique. Si quelqu’un a plus d’informations d’ailleurs à ce niveau là, n’hésitez pas à participer en commentaire pour que je puisse mettre à jour l’article.

En revanche, je pense qu’à moins d’avoir des visiteurs aux quatre coins du monde, et beaucoup de trafic, un CDN n’est pas forcément nécessaire.

Petite parenthèse: vous l’aurez compris, le temps de trajet entre le serveur et le terminal de l’utilisateur est le nerf de la guerre ici. Donc au-delà de choisir un hébergeur vert, il est important que l’hébergeur se situe au plus proche des visiteurs de votre site. Héberger un site aux US pour un site francophone dont la majorité du trafic vient de l’Europe n’a pas beaucoup de sens. En revanche, si la majorité des visiteurs viennent du Canada francophone, pourquoi pas. Il faut donc bien connaître sa cible.

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