Options par défaut: exemples d’alternatives “green”

Je vous parlais quelques articles plus tôt de la puissance des options par défaut. De comment une simple spécification peut avoir un impact considérable et, n’ayons pas peur des mots, un impact dévastateur sur la consommation d’un site ou d’une application web. Et in fine, une empreinte carbone décuplée.

Je distingue deux types d’options par défaut sur un produit:

  • Les spécifications d’expérience, où l’utilisateur n’a pas la main (par exemple le lancement automatique d’une vidéo)
  • Les options de personnalisation que l’utilisateur peut lui même changer dans ses paramètres (par exemple, recevoir un email dès qu’un autre utilisateur aime notre publication)

Cet article a pour but de lister quelques exemples concrets de comportements “par défaut” dans ces deux catégories et d’identifier des alternatives moins gourmandes en énergie et donc plus écologiques.

Les spécifications d’expérience

C’est la catégorie la plus importante puisqu’elle va impacter toutes les visites du site et aucun utilisateur ne pourra en modifier le comportement. Mais malheureusement, c’est bien souvent sur ce genre de spécifications qu’on se pose le moins de questions. On agit un peu automatiquement en suivant les tendances et les codes design sans les remettre en question et sans en mesurer les impacts sur l’environnement.

On nous apprend à enlever toute friction sur le produit, à réduire le nombre de clics au maximum mais lorsqu’il s’agit de transfert de données, introduire un peu de friction en ajoutant un bouton plutôt que de charger du contenu automatiquement peut être une idée très vertueuse.

  • Remplacer le lancement automatique des vidéos par un bouton de lecture
  • Remplacer le défilement automatique d’un carrousel d’images par des flèches
  • Remplacer le scroll infini par une pagination
  • Remplacer la mise à jour live par un principe de “pull to refresh”
  • Remplacer le chargement automatique des images par du lazy loading (ne pas charger les images jusqu’à ce que l’utilisateur arrive dessus)

Les options de personnalisation

Ici, bien que l’utilisateur puisse lui-même changer les options par défaut, il est important de bien avoir en tête que la grande majorité des utilisateurs ne changeront pas le paramètre par défaut. Rappelez-vous de l’exemple du don d’organes en Allemagne. En choisissant le non-consentement par défaut, l’Allemagne fait partie des pays européens avec le plus faible taux de donneurs.

Ce type de spécification est propre à chaque produit web. En effet, un réseau social n’aura pas les mêmes fonctionnalités qu’un site de vente en ligne ou un site d’information par exemple. C’est à chaque Product Manager de faire ce travail de réflexion pour le produit dont il est responsable. 

Je pense surtout aux notifications, bien souvent on demande le consentement et si l’utilisateur accepte, nous l’abonnons automatiquement à tous les types de notifications possibles (fonctionnelles et marketing).

En tant que PM et designer, nous devons prendre conscience de notre responsabilité et de l’impact de nos spécifications sur l’environnement. Certains choix peuvent paraître anodins mais multipliés par le nombre d’utilisateurs, ils peuvent faire une grande différence. Nous ne sommes pas encore habitués à prendre en compte le critère environnemental lorsque nous créons les spécifications de nos produits mais nous pouvons essayer de commencer 😉

Vous pouvez contribuer à créer un web plus respectueux de la planète en partageant cet article pour éveiller les consciences :)
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