Qu’est-ce que la sobriété numérique ?

Selon la définition Wikipédia, la sobriété numérique est une démarche qui vise à réduire l’impact environnemental du numérique. L’expression « sobriété numérique » a été forgée en 2008 par l’association GreenIT.fr pour désigner « la démarche qui consiste à concevoir des services numériques plus sobres et à modérer ses usages numériques quotidiens ».

Nous savons désormais que le web n’est pas écolo puisqu’il a besoin d’électricité pour fonctionner. Et à titre individuel, nous sommes dans l’impossibilité de vérifier que toute l’électricité utilisée pour développer et accéder aux sites soit propre d’un bout à l’autre de la chaîne (des usines qui produisent les composants de nos ordinateurs et smartphones aux fournisseurs d’énergie de nos logements en passant par l’électricité des hébergeurs des sites web et des entreprises qui conçoivent les sites web).

C’est donc à nous consommateurs que revient la tâche de mieux consommer le web et à nous concepteurs – product manager, designers et développeurs – de mieux construire le web.

Comment appliquer la sobriété numérique ?

Modérer nos usages numériques quotidiens

Prenons l’alimentation par exemple. En tant que consommateurs, nous pouvons choisir de privilégier les magasins bio ou les producteurs locaux et de choisir des produits en vrac ou sans emballage. Même chose pour la mode: nous pouvons choisir de n’acheter que du seconde main ou uniquement des marques françaises et/ou qui utilisent uniquement des matières naturelles.

Sauf que pour le web, l’histoire n’est pas aussi simple (en tout cas pas encore !). Aujourd’hui, lorsque nous visitons un site ou utilisons une application mobile, nous ne choisissons pas les conditions ou les critères de production de ces services. S’ils ne sont pas éco-conçus, nous ne pouvons malheureusement pas faire grand chose en tant que consommateur à part éventuellement moins consommer le web. En fuyant les réseaux sociaux addictifs par exemple, si si !

C’est le premier pan de la démarche de “sobriété numérique”, que chacun de nous peut essayer d’appliquer, à son rythme.

Mais on ne va pas s’en cacher, le web a été une révolution et aujourd’hui, il est quasi impossible de s’en passer et je pense d’ailleurs que personne n’est prêt à abandonner tout le confort et toutes les innovations qu’Internet nous permet. Et ce n’est d’ailleurs pas le propos. Réduire nos usages ne veut pas dire s’installer en ermite sur le plateau de l’Aubrac. Juste réduire notre temps passé sur les écrans. Les utiliser avec parcimonie, juste quand nous en avons besoin.

Mais la notion de “sobriété numérique” implique un deuxième volet qui va cette fois-ci nous intéresser en tant que concepteurs de services numériques.

Concevoir des services numériques plus sobres

Travaillant moi-même dans le secteur numérique, je me rends compte que cet aspect est encore trop peu connu. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai créé ce blog. Pour parler ici de tout ce que j’apprends sur ce sujet.

Il y a une multitude de choix que nous – concepteurs de services numériques – pouvons faire pour réduire l’empreinte carbone du web. Que ce soit du choix de l’hébergeur du site aux flows UX que l’on imagine en passant par le choix des images ou la charte couleur de nos sites, nous pouvons agir. Et faire en sorte que le web ne devienne pas le 1er émetteur de gaz à effet de serre de la planète.

Je vous parlerai des premières actions concrètes dans les jours à venir 🙂

Vous pouvez contribuer à créer un web plus respectueux de la planète en partageant cet article pour éveiller les consciences :)
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3 commentaires

  1. Merci pour cet article ! Il tombe à pic pour moi car justement, je me pose pas mal de questions là-dessus. Notamment sur quel hébergeur de sites vaut-il mieux choisir ? Et aussi sur l’impact des vidéos streaming… Qui est catastrophique à ce que j’ai entendu…

    1. Hello Laura, merci pour ton commentaire. Je prévois un article sur les hébergeurs “vert” justement dans les prochains jours, il devrait t’intéresser. Pour les plateformes de streaming, je ne m’y connais pas encore assez mais il est clair que l’impact est très négatif d’après ce que j’ai pu lire… Je me pencherai sur le sujet pour en faire un article, c’est certain !

  2. La loi “Climat et Résilience”, qui vient d’être votée, a assurément déçu tous les écologistes. Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Grâce à elle, il y aura bientôt un éco-score sur les produits alimentaires. A quand un éco-score sur les sites…?

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